Comment s’en servir

Ce glossaire ne remplace pas le cours : il vous évite de rester bloqué sur un sigle croisé quarante pages plus tôt. Les termes sont classés par thème, pas par ordre alphabétique, pour que les notions voisines restent voisines.

L’information et le système d’information

TermeDéfinition en une phrase
DonnéeUn fait brut enregistré tel quel, sans interprétation.
InformationUne donnée mise en contexte, qui prend un sens pour quelqu’un.
ConnaissanceCe que l’on tire du rapprochement de plusieurs informations, et qui permet d’agir.
SI — système d’informationL’ensemble organisé des ressources (matériels, logiciels, données, procédures, personnes) qui collecte, stocke, traite, diffuse et sécurise l’information. Ce n’est pas le parc informatique.
Big dataDes volumes de données trop importants ou trop variés pour être traités avec les outils classiques (tableur, base de données courante).
Piste d’auditLa possibilité de remonter, sans rupture, d’une écriture comptable jusqu’à la pièce justificative d’origine.
Apprentissage automatique — machine learningLe procédé par lequel un programme améliore ses résultats en s’exerçant sur des jeux de données, sans qu’un programmeur ait à le modifier.
Modèle prédictifUn calcul construit à partir des données passées pour estimer ce qui va probablement se produire : un client qui va partir, une panne, un pic de demande.

La qualité de l’information

TermeDéfinition en une phrase
Qualité de l’informationLa capacité d’une information à répondre aux besoins de celui qui s’en sert. Elle se juge sur cinq critères, toujours au regard de l’usage qu’on veut en faire.
AccessibilitéCritère de qualité : l’information s’obtient facilement, par ceux qui ont le droit d’y accéder. Sur un site Web, on vise trois clics au plus.
ExactitudeCritère de qualité : l’information est juste, et l’on sait d’où elle vient.
ActualitéCritère de qualité : l’information est à jour, et l’on sait de quand elle date.
PertinenceCritère de qualité : l’information répond à la question que l’on se pose.
ExhaustivitéCritère de qualité : l’information est complète ; il n’y manque aucun élément utile à son usage.
FiabilitéLa confiance qu’on peut accorder à une information : elle est exacte, vient d’une source identifiée, et le reste d’une consultation à l’autre.
Source interne / source externeUne source interne produit l’information au sein de l’organisation (salariés, services) ; une source externe la fournit depuis l’extérieur (Insee, études, réseaux sociaux, fournisseurs).
Procédure de contrôleCe que l’organisation met en place pour garantir la qualité de ses informations : droits d’accès, audit du SI, référentiels de bonnes pratiques, interfaces entre logiciels…
Gestion des droits d’accèsDécider qui peut consulter, créer, modifier ou supprimer quelles données, et tenir ces droits à jour à chaque arrivée, départ ou changement de poste.
Signature électroniqueUn procédé qui identifie le signataire d’un document numérique et garantit que le document n’a pas été modifié depuis la signature.
ISO 9001La norme internationale qui fixe les exigences d’un système de management de la qualité. Un organisme indépendant peut certifier qu’une entreprise la respecte.
CGV — conditions générales de venteLe document qui informe le client des conditions de vente d’un produit ou d’un service : prix, paiement, délais de livraison, garanties, retours.
InterfaceUn programme qui fait passer automatiquement les données d’un logiciel à un autre, pour éviter de les ressaisir.

Le fonctionnement du SI

TermeDéfinition en une phrase
Fonctions du SILes cinq actions que le SI assure : collecter, stocker, traiter, diffuser et sécuriser l’information.
Ressources du SILe détail de ce qui compose le SI : ressources matérielles, logicielles, données et procédures.
Composantes du SILes trois familles dont le SI est fait, en interaction permanente : humaine, technologique et organisationnelle.
Rôle opérationnel / rôle tactique / rôle stratégiqueLes trois usages du SI selon l’horizon : le quotidien des exécutants, le pilotage à quelques mois par l’encadrement, les décisions de direction à plusieurs années.
Disponibilité / intégrité / confidentialitéLes trois garanties de la sécurisation des données : elles sont accessibles quand on en a besoin, non altérées, et réservées aux personnes autorisées.
Sauvegarde / archivageLa sauvegarde copie les données pour pouvoir les restaurer après une perte ; l’archivage conserve durablement des documents qu’on ne modifie plus, souvent pour une obligation légale.
ProgicielUn logiciel standard, conçu pour les besoins communs de nombreuses entreprises et paramétré pour chacune, par opposition à un développement sur mesure.
Application métierUn logiciel dédié à une activité précise de l’entreprise : gestion commerciale, production, paie…
Niveau métier / niveau fonctionnel / niveau applicatif / niveau techniqueLes quatre étages de description du SI, du besoin vers la machine : ce que fait l’entreprise, ce qu’il faut savoir faire pour cela, avec quels logiciels, sur quelles machines. L’urbanisation (chapitre 1.4) parle de couches.
Sous-système décisionnel / sous-système opérant / sous-système d’informationL’organisation vue comme trois sous-systèmes : le décisionnel décide, l’opérant exécute, et le système d’information relie les deux et les alimente.

Les acteurs

TermeDéfinition en une phrase
Acteur du SIToute personne ou organisation qui intervient dans le fonctionnement du SI : les acteurs dédiés, dont c’est le métier (DSI, RSSI, développeurs…), les utilisateurs, et les acteurs extérieurs (éditeurs, ESN, hébergeurs, partenaires).
DSI — direction (ou directeur) des systèmes d’informationLa direction responsable du pilotage global du SI et de sa cohérence avec la stratégie.
RSSI — responsable de la sécurité des systèmes d’informationLe responsable des mesures de protection du SI et du traitement des incidents.
Gestionnaire des SIIl assure au quotidien la disponibilité et le bon fonctionnement du SI : comptes et droits des utilisateurs, maintenance du matériel et des logiciels, recueil des besoins.
Chef de projet SIIl conduit un projet donné : il anime l’équipe, planifie, suit l’avancement et contrôle que le résultat est conforme à ce qui était attendu.
Développeur d’applicationsIl réalise les applications sur mesure et les interfaces entre logiciels, conformément au cahier des charges.
Responsable des infrastructures informatiquesIl planifie les besoins en matériel (postes, serveurs, câblage, réseau) et en fait assurer le renouvellement et les mises à jour.
Data AnalystIl exploite les données existantes pour expliquer ce qui s’est passé (tableaux de bord, indicateurs).
Data ScientistIl construit des modèles pour prévoir ce qui va probablement se passer.
UtilisateurLa personne qui se sert des progiciels et des applications pour son travail : elle en maîtrise les usages, respecte ses droits d’accès et les consignes de sécurité, et fait remonter les besoins.
ESN — entreprise de services du numériqueUn prestataire spécialisé à qui l’organisation confie tout ou partie de son SI.
InfogéranceLa prise en charge de tout ou partie du SI par un prestataire extérieur.
Éditeur de logicielsL’entreprise qui conçoit un logiciel, le fait évoluer et en concède l’usage par une licence (Sage, Cegid, SAP…). Elle impose ses mises à jour et ses formats.
GEPP — gestion des emplois et des parcours professionnels (anciennement GPEC)La démarche par laquelle une organisation anticipe ses besoins en emplois et en compétences et accompagne les parcours de ses salariés. Les entreprises d’au moins 300 salariés doivent la négocier au moins tous les quatre ans.

La DSI dans l’organisation

TermeDéfinition en une phrase
Direction généraleLa direction qui fixe la stratégie de l’organisation et arbitre entre les autres directions. La DSI lui rend compte de l’alignement du SI sur cette stratégie.
Direction métierUne direction de l’organisation autre que la DSI (ressources humaines, production, logistique, marketing, finance) : elle exprime ses besoins et utilise le SI pour son activité.
Interactions — de la DSI avec les autres directionsLes échanges permanents entre la DSI et les autres directions : la DSI recueille leurs besoins et leur montre ce que le SI peut leur apporter ; chacune est associée aux décisions numériques qui la concernent.
TransversalitéLe caractère d’un SI dont aucun outil ne concerne un seul service : une décision numérique prise par une direction seule touche toutes les autres.
Îlot / double saisieUn îlot est un logiciel qui ne communique pas avec le reste du SI. Les mêmes données doivent alors être saisies deux fois (double saisie), et les deux versions finissent par diverger.
Gouvernance du SIL’ensemble des règles et des instances par lesquelles la direction s’assure que le SI sert la stratégie, que ses risques sont maîtrisés et que ses ressources sont bien employées. Cobit en est le référentiel le plus connu.
Avantage concurrentielCe qui permet à une entreprise de se distinguer durablement de ses concurrents : coût, qualité, délai, service. Le cours dit « avantage compétitif ».

Les prestataires et les contrats

TermeDéfinition en une phrase
InternalisationLa prise en charge d’une tâche ou d’une mission par l’organisation elle-même, avec ses propres salariés et ses propres moyens.
ExternalisationLe fait de confier une tâche ou une mission à un prestataire extérieur spécialisé ; appliquée au SI, elle prend le nom d’infogérance.
Cœur de métierL’activité première d’une entreprise, celle pour laquelle elle a acquis des compétences qui la distinguent de ses concurrents.
SpécialisationLe fait, pour une ESN, de concentrer son offre sur un domaine précis (création de sites, réseaux sociaux, développement d’applications…) plutôt que de tout proposer.
Contrat de prestation de servicesLe contrat par lequel un prestataire s’engage, contre rémunération, à exécuter pour son client une mission déterminée.
Cahier des chargesLe document qui décrit précisément ce que le client attend : missions, caractéristiques techniques, délais et modalités d’exécution. Joint au contrat, il sert de référence en cas de litige.
Forfait / régieAu forfait, le prix est fixé à l’avance pour une mission décrite par un cahier des charges, et le prestataire s’engage sur le résultat ; en régie, le client paie le temps réellement passé, et le prestataire ne s’engage que sur les moyens.
Obligation de moyens / obligation de résultatTenu à une obligation de résultat, le prestataire doit atteindre le résultat promis : s’il échoue, sa responsabilité est engagée sans qu’on ait à prouver une faute. Tenu à une obligation de moyens, il doit seulement tout mettre en œuvre : c’est au client de prouver qu’il a manqué de soin.
Pénalité — clause pénaleLa somme fixée à l’avance par le contrat, que la partie défaillante doit verser si elle n’exécute pas ses obligations ou les exécute en retard. Le juge peut la réduire si elle est manifestement excessive.
Clauses générales / clauses spécifiquesLes clauses générales figurent dans tout contrat (parties, objet, prix, durée, résiliation, sanctions) ; les clauses spécifiques sont propres à la prestation (confidentialité, obligation de moyens ou de résultat, transfert de propriété, non-concurrence).
Maintenance préventive / corrective / évolutiveLa maintenance corrective répare une panne ou un défaut ; la préventive intervient avant la panne pour l’éviter ; l’évolutive adapte le matériel ou le logiciel à de nouveaux besoins.
Licence — d’utilisation d’un logicielLe contrat par lequel l’éditeur concède le droit d’utiliser un logiciel à certaines conditions (nombre de postes, durée, prix), sans en céder la propriété.

Le matériel

TermeDéfinition en une phrase
OS — système d’exploitationLe logiciel de base qui fait fonctionner la machine et sert d’intermédiaire entre le matériel et les applications (Windows, Linux, macOS, Android).
Équipements informatiquesL’ensemble des matériels qui donnent accès au SI : postes fixes et portables, tablettes, smartphones, terminaux et périphériques.
Parc informatiqueL’ensemble des matériels et des logiciels dont dispose une organisation.
ProcesseurLe composant qui interprète et exécute les instructions des programmes : le « cerveau » de l’ordinateur.
Mémoire vive / mémoire morte / mémoire de masseLa mémoire vive (RAM) garde les données en cours de travail et s’efface à l’extinction ; la mémoire morte (ROM) ne peut qu’être lue et conserve son contenu ; la mémoire de masse (disque dur, SSD) stocke durablement de grandes quantités de données.
PériphériqueUn matériel relié à l’ordinateur pour y faire entrer des données (clavier, scanner), en faire sortir (écran, imprimante), ou les deux (modem, carte réseau).
TerminalUn équipement aux faibles ressources propres, qui sert surtout à dialoguer avec un serveur : il envoie les demandes et affiche les réponses.
Modem / boxLe modem convertit les signaux de l’ordinateur pour les faire passer sur la ligne de l’opérateur, et inversement ; la box (en français officiel : boîtier multiservice) l’intègre et y ajoute téléphonie, télévision et Wi-Fi.
Fin de supportLe moment où l’éditeur cesse de publier des correctifs de sécurité pour un logiciel ou un système d’exploitation, qui devient alors vulnérable.
Correctif de sécuritéUne mise à jour publiée par l’éditeur pour refermer une faille découverte dans un logiciel, avant qu’elle soit exploitée.

Les réseaux

TermeDéfinition en une phrase
RéseauUn ensemble d’équipements interconnectés (ordinateurs, serveurs, imprimantes…) qui partagent des ressources et échangent des informations.
Réseau publicUn réseau ouvert à tous, dont Internet est l’exemple type.
Réseau privéUn réseau réservé aux utilisateurs autorisés d’une organisation, qui en est propriétaire ou le loue, physiquement ou sous forme de VPN.
LAN — local area networkLe réseau local, limité à un site ou à un bâtiment.
WAN — wide area networkLe réseau étendu, qui relie des sites géographiquement éloignés. Internet en est un.
IntranetUn réseau interne, réservé aux membres de l’organisation, qui utilise les technologies d’Internet.
ExtranetLa partie de l’intranet ouverte à des partenaires extérieurs identifiés (clients, fournisseurs).
VPN — virtual private networkUn tunnel chiffré à travers Internet, qui permet de se connecter au réseau de l’entreprise depuis l’extérieur en toute sécurité.
TunnelUne liaison chiffrée établie à travers Internet, qui isole les échanges comme s’ils empruntaient une ligne privée : c’est le principe du VPN.
ChiffrementL’opération qui rend des données illisibles pour quiconque ne possède pas la clé permettant de les déchiffrer.
FAI — fournisseur d’accès à InternetL’opérateur qui vend la connexion (Orange, Free, SFR…).
Accès au réseauLes conditions à réunir pour se connecter au réseau de façon fiable et sécurisée : un identifiant, un mot de passe, un opérateur, et une connexion depuis les locaux ou par VPN.
Nomadisme numériqueLe fait d’accéder au réseau de l’organisation à distance, hors de ses locaux, depuis un équipement mobile.
DébitLa quantité de données qu’une liaison peut transmettre par seconde, exprimée en mégabits par seconde (Mbit/s).
Carte réseauLe composant qui relie un ordinateur, une imprimante ou tout autre matériel au réseau local.
Concentrateur — hubUn boîtier qui relie plusieurs matériels du réseau et renvoie chaque message à tous, au risque de saturer le trafic ; il est aujourd’hui remplacé par le commutateur.
Commutateur — switchUn boîtier qui relie plusieurs matériels d’un réseau local et n’envoie chaque message qu’à son destinataire.
RouteurL’équipement qui relie deux réseaux différents, par exemple le réseau local de l’entreprise et Internet, et y aiguille les données.
RoutageLe choix, par les routeurs, du chemin que les données empruntent à travers les réseaux pour atteindre leur destinataire.
PaquetUn morceau de message, muni de l’adresse de son destinataire, qui voyage seul sur le réseau avant d’être réassemblé à l’arrivée.
ProtocoleUn ensemble de règles convenues à l’avance que deux machines respectent pour se comprendre.
TCP/IPLe couple de protocoles fondateur d’Internet : IP achemine, TCP découpe, vérifie et remet dans l’ordre.

L’adressage et le Web

TermeDéfinition en une phrase
Adresse IPLe numéro qui identifie un équipement sur un réseau (192.168.1.27 en IPv4). Elle est publique ou privée, fixe ou dynamique.
IPv4 / IPv6Les deux versions de l’adressage. L’IPv6 existe pour répondre à la pénurie d’adresses IPv4.
Masque de sous-réseauCe qui sépare, dans une adresse IP, la partie qui désigne le réseau de celle qui désigne la machine (255.255.255.0, ou /24).
PasserelleLe routeur par lequel une machine sort de son réseau pour en joindre un autre.
Nom de domaineLe nom lisible d’un site (vasseur-menuiseries.fr), loué par abonnement annuel auprès d’un bureau d’enregistrement.
ExtensionLa terminaison d’un nom de domaine (.fr, .com), dite domaine de premier niveau, qui indique le registre dont il dépend.
Sous-domaineLa partie placée à gauche du nom de domaine (www, devis…), que le propriétaire du nom crée librement, sans nouveau dépôt.
Bureau d’enregistrementLe prestataire accrédité (registrar) auprès duquel on loue un nom de domaine, et qui gère sa création, son renouvellement et son transfert.
DNS — domain name systemL’annuaire qui traduit un nom de domaine en adresse IP. S’il tombe, le site reste en ligne mais n’est plus joignable par son nom.
URL — uniform resource locatorL’adresse complète d’une page : protocole, sous-domaine, nom de domaine, extension, chemin, paramètres.
PortLe nombre qui, après l’adresse IP, désigne le service visé sur la machine : 443 pour le Web chiffré, 587 pour l’envoi de courriels.
HTTP / HTTPSLe protocole du Web. Le S signifie que l’échange est chiffré.
HameçonnageUne technique frauduleuse qui consiste à se faire passer pour un tiers de confiance (banque, administration…) pour soutirer des mots de passe ou des coordonnées bancaires.

Les serveurs et les services réseaux

TermeDéfinition en une phrase
ServeurUne machine dédiée à rendre un service à d’autres machines : stocker des fichiers, héberger une application, gérer une base de données.
ClientLa machine qui adresse une demande au serveur — votre poste de travail, le plus souvent.
Client léger / client lourdLe client lourd exécute lui-même les applications installées sur le poste ; le client léger se contente d’afficher, le traitement étant fait par le serveur, ce qui simplifie la maintenance.
RequêteUne demande adressée par un poste client à un serveur : ouvrir un fichier, interroger une base de données, lancer un calcul.
Architecture client-serveurLe principe selon lequel un poste demande, un serveur exécute et répond.
Serveur de fichiers / serveur d’application / serveur proxyDes serveurs spécialisés : le serveur de fichiers stocke et partage les documents ; le serveur d’application héberge un logiciel comme le PGI ; le serveur proxy s’intercale entre le réseau local et Internet.
HébergeurLe prestataire qui stocke les données et fait fonctionner les applications ou les sites de ses clients sur ses propres serveurs.
VirtualisationFaire fonctionner plusieurs ordinateurs simulés par logiciel sur une seule machine physique.
Machine virtuelleUn ordinateur simulé par logiciel, avec son propre système d’exploitation, qui fonctionne à côté d’autres sur une même machine physique.
Cloud — informatique en nuageL’accès à des ressources informatiques distantes, à la demande et facturées à l’usage.
Cloud privé / cloud public / cloud hybrideLe cloud privé est réservé à une seule organisation ; le cloud public est partagé entre de nombreux clients et facturé à l’usage ; le cloud hybride combine les deux.
SaaS — software as a serviceUn logiciel utilisé à distance via un navigateur, sans installation, facturé à l’abonnement.
AnnuaireUn service qui rassemble les informations sur les utilisateurs et les ressources du réseau (coordonnées, profils, droits, matériels), et que les autres services consultent.
SMTP / POP / IMAPLes protocoles d’envoi (SMTP) et de réception (POP, IMAP) des courriels.
FTP / SFTPLes protocoles de transfert de fichiers volumineux entre machines.
Services WebLes dispositifs qui permettent à des applications différentes de communiquer et d’échanger des données à travers un réseau, sans intervention humaine.
Groupware — collecticielUn logiciel de travail collaboratif qui permet à des personnes reliées par un réseau de travailler ensemble sur un même projet : agendas, documents, discussions partagés.
VoIP — voix sur IPUne technique qui transporte la voix en paquets de données sur un réseau informatique, plutôt que sur une ligne téléphonique classique.

L’organisation du SI

TermeDéfinition en une phrase
Transition numériqueLe processus par lequel une organisation se réorganise pour tirer parti des technologies numériques.
Urbanisation du SIOrganiser le SI en zones cohérentes et en règles de circulation, pour qu’il puisse évoluer par morceaux.
Audit du SIL’examen indépendant du SI au regard d’un référentiel, qui débouche sur une opinion et des recommandations.
Diagnostic du SIL’état des lieux interne du SI, orienté vers l’amélioration.
CobitLe référentiel de bonnes pratiques le plus utilisé pour auditer un SI.
RéférentielUn ensemble reconnu de bonnes pratiques et d’objectifs de contrôle, qui sert d’étalon pour évaluer un SI ; Cobit en est l’exemple type.
Cartographie du SILa représentation d’ensemble du SI : ses applications, les données qu’elles partagent et les flux qui circulent entre elles.
Workflow — flux de travauxL’enchaînement automatisé des tâches d’un processus : chaque document passe d’un intervenant à l’autre selon des règles fixées à l’avance (une demande de congé va du salarié au responsable, puis à la paie).
InteropérabilitéL’aptitude de systèmes différents à fonctionner ensemble et à échanger des données sans contrainte technique.
AgilitéLa capacité d’une organisation, et de son SI, à s’adapter vite aux changements de son environnement.
Performance globaleLa performance d’une organisation appréciée à la fois sur les plans économique, social et environnemental.
Informatique décisionnelle — business intelligence, BILes outils et méthodes qui extraient, rassemblent et analysent les données de l’entreprise pour aider la direction à décider (tableaux de bord, indicateurs).
Entrepôt de données — data warehouseUne base qui rassemble les données de l’entreprise, venues de sources internes et externes, pour les outils d’aide à la décision.
OLAP — online analytical processingUne technique d’analyse qui présente les données selon plusieurs dimensions (période, produit, région…) pour les croiser rapidement.
EfficienceLe fait d’obtenir un résultat en consommant le moins de ressources possible ; à distinguer de l’efficacité, qui mesure seulement l’atteinte du résultat.
MutualisationLa mise en commun d’équipements, de données ou d’abonnements entre plusieurs utilisateurs, pour en partager le coût.
RedondanceAu sens du chapitre 1.3 : la duplication inutile de matériels, de données ou de traitements, que le réseau permet d’éviter.
PGI / ERP — progiciel de gestion intégréUn progiciel unique couvrant plusieurs fonctions de l’entreprise autour d’une base de données commune.
CRM — gestion de la relation clientLe logiciel qui centralise les informations sur les clients et les prospects, pour les attirer et les fidéliser.
Base de donnéesUn ensemble structuré de données, généralement organisé en tables, conçu pour être consulté et mis à jour par des applications.
SGBDR — système de gestion de base de données relationnelleLe logiciel qui stocke les données et répond aux requêtes. Il fait l’objet de la partie 2.
ENT — espace numérique de travailLe point d’entrée unique donnant accès aux services numériques de l’organisation.
GED — gestion électronique des documentsLa numérisation, le classement et le partage des documents sous forme électronique.
OCR / LAD / LRCLes techniques de reconnaissance automatique des caractères sur un document numérisé.
NumérisationLa transformation d’un document papier en fichier informatique, au scanner par exemple. Elle produit une copie numérique, pas un document électronique d’origine.
Support réinscriptible / non réinscriptibleUn support réinscriptible peut être effacé et réécrit (disque dur, clé USB) ; un support non réinscriptible ne s’écrit qu’une fois, ce qui garantit que le contenu archivé n’a pas été modifié.

La présence en ligne et la transition numérique

TermeDéfinition en une phrase
Site WebUn ensemble de pages Web reliées entre elles et accessibles sous un même nom de domaine, publié par une organisation ou une personne.
Réseaux sociauxDes plateformes en ligne (Facebook, Instagram, LinkedIn…) où chacun crée un profil, se relie à d’autres personnes et partage des contenus.
Référencement — SEOL’ensemble des techniques qui visent à faire apparaître un site le plus haut possible dans les résultats des moteurs de recherche. Le référencement naturel (SEO, search engine optimization) ne s’achète pas, à la différence des annonces payantes.
Cyberréputation — e-réputationL’image qu’une organisation ou une personne a sur Internet, telle qu’elle ressort des avis, commentaires et publications des internautes.
Animateur de communauté — community managerLa personne chargée de faire vivre la présence d’une organisation sur les réseaux sociaux : publier, répondre, modérer, fédérer une communauté.
Commerce en ligne — e-commerceLa vente et l’achat de biens ou de services par Internet.
TélétravailUne organisation du travail dans laquelle le salarié effectue hors des locaux de l’employeur, volontairement et à l’aide des outils numériques, un travail qu’il aurait pu faire sur place.
DématérialisationLe remplacement des documents et des circuits papier par des fichiers et des échanges électroniques : factures, commandes, déclarations.
France NumL’initiative de l’État, lancée en 2019, qui accompagne les TPE et PME dans leur transition numérique : conseils, « activateurs » de proximité, financements.
TPE / PME / ETI — catégories d’entreprisesLes catégories d’entreprises selon leur taille. Microentreprise (TPE) : moins de 10 personnes, chiffre d’affaires ou bilan jusqu’à 2 M€. PME : moins de 250 personnes, chiffre d’affaires jusqu’à 50 M€ ou bilan jusqu’à 43 M€. ETI : moins de 5 000 personnes, chiffre d’affaires jusqu’à 1,5 Md€ ou bilan jusqu’à 2 Md€. Au-delà : grande entreprise.

Le numérique au travail

TermeDéfinition en une phrase
Charte informatiqueLe document interne qui fixe les règles d’usage des outils numériques de l’organisation : droits, devoirs et sanctions des utilisateurs.
SurinformationL’excès d’informations reçues, que l’on ne parvient plus à trier ni à traiter (on parle aussi d’infobésité).
RPS — risques psychosociauxLes risques pour la santé des salariés liés au stress, aux violences internes (harcèlement, conflits) et aux violences externes (insultes, agressions) au travail.
Résistance au changementLe refus ou la réticence des salariés face à une évolution de leurs outils ou de leur organisation du travail.
Compétences numériquesLes savoirs et savoir-faire nécessaires pour utiliser les outils numériques de façon efficace, sûre et responsable. En France, ils sont décrits par le CRCN.
CRCN — cadre de référence des compétences numériquesLe référentiel national, créé en 2019 sur le modèle européen DigComp, qui décrit 16 compétences réparties en 5 domaines, sur 8 niveaux de maîtrise.
PixLe service public en ligne qui évalue les compétences numériques et délivre une certification reconnue par l’État, fondée sur le CRCN.
Veille technologiqueLe suivi organisé et continu des évolutions techniques d’un domaine, pour repérer à temps les opportunités et les menaces.

La cybersécurité

TermeDéfinition en une phrase
CybersécuritéLa capacité d’un SI à résister aux attaques et aux pannes accidentelles venues du réseau ; par extension, l’ensemble des mesures qui la garantissent.
CyberattaqueUne action malveillante menée à travers un réseau contre un système d’information, pour en voler les données, les altérer ou le rendre indisponible.
Rançongiciel — cyber-rançonnageUn logiciel malveillant qui chiffre les fichiers de la victime et exige une rançon en échange de la clé qui permettrait de les récupérer.
Pirate éthique — hacker éthiqueUn spécialiste qui attaque un SI avec l’accord de son propriétaire, pour en découvrir les failles avant les malveillants (test d’intrusion).

Les échanges de données

TermeDéfinition en une phrase
FormatLe procédé de codage d’un fichier, qui détermine quels logiciels peuvent l’ouvrir (.docx, .pdf, .csv…).
Format ouvert / format propriétaireUn format ouvert a des spécifications publiques, que tout logiciel peut mettre en œuvre librement (.odt, .txt, .csv) ; un format propriétaire appartient à un éditeur et suppose souvent ses logiciels. Le format natif est celui dans lequel une application enregistre par défaut.
Extension de fichierLe suffixe placé après le point, à la fin du nom d’un fichier (.docx, .pdf, .zip), qui indique son format, donc le logiciel capable de l’ouvrir.
NormeUn document de référence, élaboré par consensus et d’application en principe volontaire, qui fixe des règles communes pour que des produits ou des systèmes soient compatibles (EDIFACT pour l’EDI).
EDI — échange de données informatiséLa circulation automatisée de données d’un SI à un autre, sans ressaisie ni intervention humaine.
EDIFACTLa norme internationale la plus répandue pour les échanges EDI.
EFI — échange de formulaires informatiséLa saisie d’informations dans un formulaire en ligne, par exemple sur un portail administratif ; à la différence de l’EDI, un humain intervient.
TéléprocédureUne démarche accomplie en ligne, par laquelle l’entreprise transmet ses documents ou ses déclarations à une administration ou à un partenaire.
TraçabilitéLa possibilité de retrouver l’origine d’une donnée et le chemin qu’elle a suivi : qui l’a créée, modifiée ou transmise, et quand.
Langage à balisesUne façon d’écrire un document en encadrant son contenu de balises qui en indiquent la structure ou la présentation (HTML, XML).
BaliseUne marque encadrée par < et > qui structure un document et déclenche une action.
HTMLLe langage à balises des pages Web.
Lien hypertexteUn élément cliquable d’une page (mot, image) qui renvoie vers une autre page ou un autre document.
XMLUn langage à balises extensible, conçu pour transporter des données structurées entre applications.
MétalangageUn langage qui sert à créer d’autres langages : XML en est un, puisqu’il permet d’inventer ses propres balises.
Facture électroniqueUne facture dont l’intégralité du cycle est électronique — à ne pas confondre avec une facture papier scannée.
Authenticité de l’origine / intégrité du contenu / lisibilitéLes trois qualités qu’une facture électronique doit garantir, de son émission à la fin de sa conservation : l’identité de l’émetteur est certaine, le contenu n’a pas été modifié, la facture reste lisible.
Certificat électroniqueUne attestation électronique, délivrée par un organisme de confiance, qui relie une signature électronique à l’identité de son signataire.
Bulletin de paie électroniqueLa version numérique du bulletin de paie, de même valeur que le papier. L’employeur peut la remettre sauf opposition du salarié, à condition d’en garantir l’intégrité, la confidentialité et la disponibilité.
DSN — déclaration sociale nominativeLa déclaration unique, mensuelle et dématérialisée, issue de la paie, qui remplace la trentaine de déclarations sociales antérieures.
RGPDLe règlement européen sur la protection des données personnelles, traité en partie 4.

◀ 1.4 La dimension organisationnelle du système d’information